Chez Cristia

 

Les chevaux de location!
     "Première partie" 

 

Me voici à 17 ans! Période du non sourire!

L'histoire que je vais vous raconter s'est produite en 1970.

À cette période, mes parents avaient un chalet dans le nord, tout juste à coté d'un camping dont les proprios faisaient la location de chevaux les fins de semaines.

Mon frère Guy, Suzanne (devenue son épouse en 1977), sa famille et moi allions parfois y faire de l'équitation et toute une expérience m'y attendait... Je faillis prendre une "débarque" des plus spectaculaires. Voici...

Comme à l'habitude pendant nos randonnées... j'admirais la nature, écoutais les oiseaux pépiés tandis que le vent me murmurait sa douce mélodie à l'oreille. J'adorais entendre le cognement du sabot contre une roche et le bruit que font les chevaux lorsqu'ils se dégagent les naseaux.

Ces promenades me procuraient une ivresse indescriptible et me transportait dans un autre monde. La réalité refaisait surface lorsque ma jambe coinçait sur l'arbre que le cheval avait frôlé en contournant une flaque d'eau, me retrouvant ainsi presque assise à l'envers le genou écorché. Malgré tout, quel enchantement ces promenades à cheval...

La fin du parcours donnait sur une rue ensablée, déserte et bordée d'arbres des deux côtés. Un endroit de prédilection pour un galop des plus endiablés. Mon cheval fermait la marche, je n'entendis donc pas le guide donné le signal de départ. N'ayant pas prévu ce galop, je perdis l'équilibre et me retrouvai sur le côté de la selle, agrippée au pommeau.

Mes efforts pour remonter sur la selle n'aboutirent à rien car je manquais de force. La seule solution qui me passa par la tête fut de crier aux autres d'arrêter mais mes cris n'alarmèrent que mon cheval qui se mit à galoper de plus en plus vite en se dirigeant droit sur les arbres. Pour ceux qui ne le savent pas, tout comme moi à cette époque, un cheval ressent notre peur et notre panique. Il réagit automatiquement en se demandant quel danger il doit craindre et il s'en éloigne à toute vitesse.

À la vue des arbres qui approchaient à toute vitesse, je m'imaginais déjà la tête fracassée contre un arbre. Heureusement, cette vision fit monter mon adrénaline et décupla mes forces. Je parvins ainsi à me rasseoir sur la selle pour finalement arrêter le cheval. Tout mon corps tremblait, causé par l'émotion que je venais de vivre.

Le pire dans tout cela, a été de voir que personne ne s'était rendu compte de mon problème. Frustrant parfois...

Ce fut la dernière fois où nous y sommes allés. Par la suite, le camping a cessé cette activité pour cause de non rentabilité.

Suite deuxième partie...


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