Chez Cristia

 

Les chevaux de location!
     "Deuxième partie" 

 

À 24 ans... hum, disons que les choses ont bien changées depuis!
Ici, j'ai le sourire un peu plus facile qu'à 17 ans
et ce n'est pas le drink qui est en cause, détrompez-vous!


Maintenant, voici une autre épopée de mes aventures avec les chevaux de location! Celle-ci se passe en 1977...

Pierre et moi adorions louer des chevaux. Nous y allions tellement souvent que les responsables du centre équestre nous laissaient partir sans guide.

Imaginez les belles balades romantiques que nous faisions tout en regardant le paysage se dérouler sous nos yeux. Un seul endroit critique pendant ce parcours, le sentier qui longeait un précipice. À chaque passage à cet endroit, mon espoir était que le cheval ne panique pas car notre promenade se déroulerait tout en bas et comme j'ai de l'imagination à revendre, je nous y voyais déjà. Mais par chance, cela n'arriva jamais.

À notre dernière balade, le temps était plutôt maussade. La météo n'annonçant pas de pluie, l'on nous autorisa à partir quand même. Après un peu plus d'une demi-heure de parcours, Pierre me dit: "Vite, on retourne au centre et on se dépêche".

Pas le temps de questionner, il était déjà au galop. Je me demandais bien quelle mouche l'avait piqué pour avoir l'air paniqué à ce point. Je m'élance donc à sa suite, à une vitesse telle que j'aurais sûrement gagné la compétition, si course il y avait eu.

Après un bon quinze minutes à ce régime, une douleur effrayante me tarauda le ventre. La douleur était si intense que j'en perdais l'équilibre. Je criai donc pour que Pierre s'arrête avant que je ne fasse une chute et comme nous étions presque arrivés, le reste du chemin se fit au pas.

J'en profitai pendant que la douleur diminuait pour lui demander quel vent de folie lui était passé par la tête. Ce à quoi je n'avais pas pensé, ni même remarqué et par chance, était qu'un orage se préparait. Les chevaux étant ferrés, ils se retrouvent donc "groundés" au sol et nous avions un handicap supplémentaire dont celui du danger d'être en dessous d'un arbre pendant un orage. L'assortiment des deux devenait plutôt dangereux car autant qu'un arbre, les fers attirent la foudre du moins apparemment...

J'appris la venue de la cigogne quelques temps plus tard... J'en déduis donc que la douleur ressentie ce jour là, venait de mon fils qui s'évertuait à me faire comprendre que je le brassais un peu trop... Imaginez, j'aurais pu le perdre sans même le savoir. Aujourd'hui, je peux vous dire qu'il est le seul enfant que j'ai réussi à mettre au monde et je me considère très très chanceuse de ne pas l'avoir perdu ce jour là!

Ce fut notre dernière promenade avec les chevaux de location.







 À Wildwood, attendant mon entrée en prison... Non, mais un voyage éclair comme seul Pierre en était capable.
 Départ vendredi 20:00 de Mtl et retour à la maison samedi soir minuit.

 


Retour à l'accueil
Copyright ©Chez Cristia. Tous droits réservés.